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TdF 89

FRANCE - 2015

 

 

  

TSF89

Le bâtiment en tenue de camouflage pendant la Seconde Guerre Mondiale

 

 

Construit en 1939 sur un terrain de 25 ha, ce bâtiment de la TdF (Télédiffusion de France) de 1300 m2 répartis sur 3 étages avait pour mission la diffusion de stations de radio.

 

A l'abandon depuis les années 70, son terrain a été racheté en 2000 par l'exploitation viticole du lycée agricole voisin moins 5 ha, conservés par TdF pour l'exploitation de sa nouvelle antenne. Mais sa déconstruction étant trop coûteuse (300 000 euros en 2007), le lycée a laissé le bâtiment qui borde la D1089 en friche.

 

Des fonds ont apparemment été trouvés puisque la démolition du bâtiment état entamée lorsque nous en avons fait la visite.

 

 

   

 

 

 

 

Première sortie UrbEx depuis presque 3 longs mois d'immobilisation suite à mon opération du ligament croisé. Les escapades sur terrains meubles voire accidentés étaient tout simplement hors de question. Nous avons pu faire du repérage néanmoins, mais c'était assez frustrant car à chaque fois les infiltrations étaient quelque peu acrobatiques et je ne pouvais pas (encore) passer par une fenêtre ou escalader un mur. Ce Bâtiment 89 nous fut tuyauté par deux sources différentes, Sarah puis Philippe, et même une troisième après coup (merci quand même Tchoune!), et je l'avais moi-même vu à maintes reprises sans y prêter attention. Il fait partie du paysage : un grand bâtiment désaffecté en bordure de nationale, surmonté d'une grande antenne. Inratable. Pentax & Nikon prévoient donc d'y faire un tour en ce chaud dimanche de juin, en sortant du vernissage de la galerie d'art qui expose certaines de mes photos d'UrbEx. Nous ne sommes pas très "petits fours", Pentax et moi. C'est du terrain, qu'il nous faut!
Ça tombe bien, celui-ci est aisé d'accès et même d'exploration (j'y suis venu dans la semaine en repérage). Pas de problème de genou à l'horizon, nous nous habillons en tenue commando et partons à l'aventure. L'approche est une des plus faciles jamais réalisées : on gare la voiture devant, un peu cachée par de hautes herbes et on enjambe les grilles de protection tordues non loin. Le site est apparemment en cours de destruction, de gros engins dorment sous le soleil. Le sol est sillonné de larges tranchées et de trous que je ne pensais pas avoir à traverser : lors de mon repérage, l'entrée principale était ouverte. Là, elle est cadenassée. Une pensée pour mon ligament tout neuf, j'assure chacun de mes pas et j'attaque le bâtiment en frontal, alors que Pentax s'en va s'infiltrer par l'arrière. On ne se reverra que dans une petite heure. Je me demande à quoi pouvait bien servir cet édifice. Cela ressemble à une usine lambda, avec ses grands halls, ses percées d'étage en étage pour les canalisations, la plomberie ou tout autre acheminement.
Les murs sont tagués, des fois joliment. Mais le tagueur restent la plaie de l'urbexeur. C'est pénible, on ne peut jamais trouver un lieu vierge de toute inscription ou dessin. Ici ne déroge pas à la règle. Un skateur par ici, un Jésus par là, nous ne sommes pas seuls. Certains sols et plafonds sont parcourus de gros rails scellés. Bizarre. De la manutention peut-être? Du stockage? Mais à quoi sert donc cette grande antenne sur le toit, alors? Peu de pièces dignes d'intérêt, si ce n'est de par leur taille et l'éclairage qu'elles offrent. Je tombe au deuxième étage nez à nez avec un pigeon que j'effraie et qui me bombarde de fiente en s'envolant au dessus de moi... J'approche du nid ! Une petite pièce d'eau avec un évier, un toilette, des bâches en plastique au sol et des années d'éclaboussures de fientes rendent le lieu encore plus glauque. Effectivement, sous le plastique, j'aperçois un autre pigeon et j'entends des piaillements. Je les laisse tranquille, fais mes photos et pars ailleurs. La cage d'escalier est sympa, encore une fois également grâce à la lumière, très cinématographique.
Dans les "combles", je retrouve Pentax. Il me raconte qu'il a failli tomber nez à nez avec d'autres visiteurs, après avoir bruyamment ouvert la porte de l'ascenseur. Croyant avoir été découvert par un ouvrier ou un gardien à cause du bruit, il s'est caché précipitemment de l'autre côté d'une mince cloison. Un père et ses fils, un gamin et un ado se sont avancés à quelques mètres de l'autre côté de la cloison, Pentax halletant en silence, les secondes suspendues... Un vrai film ! Il m'a même envoyé un sms, je l'ai pas reçu ? Attends, je regarde : ah si, un message il y a une grosse demi-heure : "T'es où? Ya des gens en bas". Ben dis-donc, heureusement qu'il n'y avait pas urgence. Mon téléphone est sur muet et je suis tellement dans mon truc quand je shoote que je ne l'ai même pas senti vibrer. En haut donc, le moteur de l'ascenseur, Otis, et une aute pièce avec des cuves et des canalisations. Sur le toit-terrasse, un accès à l'antenne énorme qui trône au centre du toit principal. Je monte, regarde, redescends. Pas grand chose à prendre. Même l'antenne est moche.

 

 

3 semaines plus tard (dimanche 28 juin)

Le bâtiment n'existe plus. C'est assez choquant, considérant notre visite récente. Je suis revenu ce dimanche soir en vitesse pour voir où en était la démolition. Je reste silencieux, les yeux grands ouverts à la grille, me demandant machinalement ce qu'est devenue la cage d'ascenseur si photogénique. Puis je prends quelques clichés avant de repartir.

 

 

 

 

 

 

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Pourquoi "Ways and Days"?

Ways, c'est "chemins" en anglais. Et days, jours, bien sûr.

A travers ce blog, je partage ma double passion : la photographie et les voyages. Rien de bien extraordinaire, évidemment, mais ce ne sont pas de simples voyages "géographiques" qui me font parcourir des chemins aux quatre coins du monde, même si l'attrait est évident. Je fais également de la photo d'UrbEx, c'est à dire d'exploration urbaine, qui m'entraîne à découvrir des lieux abandonnés : capter le souvenir de cette vie passée, de cette agitation qui n'est plus, capturer les traces du temps, de ces jours, de ces années, envolés, le délabrement progressif des murs, des meubles, des objets oubliés, ces atmosphères pétrifiées, imaginer des vies souvent d'une autre époque, penser à ces âmes qui ont un jour parcouru ces lieux constitue pour moi autant de voyages temporels.

Chère lectrice, cher lecteur, tu trouveras une partie photos avec des galeries d'images, et aussi, si tu es plus intéressé(e), une partie carnets de voyage, ou tu pourras lire le récit au jour le jour de nos péripéties à l'étranger. Une dernière partie sera consacrée à l'UrbEx.

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