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La Mine

PORTUGAL - 2016

 

 

  

Cette mine était exploitée depuis l’époque romaine pour sa richesse en cuivre, or et argent. Située en plein cœur de la ceinture de Pyrite Ibérique qui s’étend du sud du Portugal à l’Espagne, elle contribua largement à l’essor économique de la région au cours du 19e siècle, donnant du travail à des centaines de personnes avec la création en plus des installations minières et zones d'habitations pour les employés d'une voie ferrée et d'un port fluvial non loin pour l'acheminement et le commerce du minerai avec l'Angleterre principalement.

 

Vers la fin des années 1960, les exploitants britanniques fermèrent définitivement la mine, notamment en raison de niveaux dangereusement hauts d'acide sulfurique. L'eau nécessaire à la fusion et à la purification du soufre s'était transformée en une solution d'acide sulfurique, qui s'infiltra ensuite dans le sol, contaminant une grande surface autour de la mine.

 

Véritable désastre sur le plan sanitaire (les mineurs respiraient les vapeurs de soufre) et environnemental, la mine ne fut jamais dépolluée à sa fermeture. Le sol est contaminé ainsi que l’eau de la fosse, devenue lac artificiel.

 

Plus de 20 millions de tonnes de minerai auraient été extraites de la mine de São Domingos en un siècle. Le gouvernement portugais envisage de décontaminer d’ici à 2030 grâce aux fonds européens.

 

La mine de São Domingos fut le premier endroit au Portugal à bénéficier d'un éclairage électrique.

 

 

   

 

 

 

 

Jour 13 de notre périple au Portugal. Nous sommes entre Mértola et Évora, dans le sud-est du pays. Nous n'avons malheureusement pas le temps de visiter Mértola car il nous reste une ultime exploration à faire : celle d'une mine désaffectée depuis une soixantaine d'années, à une quinzaine de kilomètres d'ici, avant de poursuivre notre itinéraire vers le nord. Les journées ne sont pas assez longues... Nous nous dirigeons donc vers le village de Saõ Domingos. Le lieu est quasi-mort, mis à part une brochette de 6 papis à canne assis sur deux bancs devant le bureau de poste et qui regardent les mouches voler. Une petite épicerie est un peu animée mais sinon, rien. Que la lumière éclatante (les bâtiments sont blancs) et la chaleur.

Nous suivons les panneaux et nous retrouvons sur une petite route en pente qui se termine abruptement par trois gros rochers posés sur toute sa largeur. Apparemment, on ne veut pas que nous passions. Ce sera notre place de parking. Un large panneau présente l'entrée de la piste menant à tous les points d'intérêt de la mine. Tout commence ici, donc. On dégaine le matériel et on part. A droite, les restes d'une usine électrique et des squelettes d'ateliers, en ligne. A gauche, un puits à ciel ouvert, où se trouve désormais un lac d'eau noirâtre. En se rapprochant davantage, on découvre que ce lac est rouge sang. Les bords sont plus clairs, c'est assez glauque. La mine traitait le cuivre et le soufre, entre autre.

Pas étonnant. Une pancarte nous prévient que les eaux sont contaminées. Au cas où on aurait l'idée d'y faire un tour en canoé, peut-être..? Et que font-ils de ces eaux ? Rien ne semble avoir été entrepris pour traiter cette pollution. Le spectacle est surprenant, irréel. Nous errons ensuite pour trouver cette maudite piste qui s'étend sur toute la zone minière. Au bout d'une dizaine de minutes, nous la trouvons et l'empruntons en voiture. Trop chaud et pas assez de temps pour la faire à pied. Nous découvrons de vieux bâtiments, dont deux sortes de réservoirs cubiques soutenus par des piliers centraux qui nous font instinctivement penser aux quadripodes impériaux de la Guerre des Etoiles, ces grosses machines géantes qui se déplacent à quatre pattes et tirent des lasers depuis les côtés de leurs têtes.

Le décor est à la fois futuriste et apocalyptique. Tout ici est un dégradé de rouge poussiéreux, d'ocre et de jaune soufre. Les ruisselets sont couleur sang, le fond et les abords sont boursouflés de dépôts sulfureux qui ont l'aspect de grosses tumeurs. La température est infernale. Une vision de fin du monde. Comment ces eucalyptus et ces broussailles font-il pour pousser ici et y survivre ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pourquoi "Ways and Days"?

Ways, c'est "chemins" en anglais. Et days, jours, bien sûr.

A travers ce blog, je partage ma double passion : la photographie et les voyages. Rien de bien extraordinaire, évidemment, mais ce ne sont pas de simples voyages "géographiques" qui me font parcourir des chemins aux quatre coins du monde, même si l'attrait est évident. Je fais également de la photo d'UrbEx, c'est à dire d'exploration urbaine, qui m'entraîne à découvrir des lieux abandonnés : capter le souvenir de cette vie passée, de cette agitation qui n'est plus, capturer les traces du temps, de ces jours, de ces années, envolés, le délabrement progressif des murs, des meubles, des objets oubliés, ces atmosphères pétrifiées, imaginer des vies souvent d'une autre époque, penser à ces âmes qui ont un jour parcouru ces lieux constitue pour moi autant de voyages temporels.

Chère lectrice, cher lecteur, tu trouveras une partie photos avec des galeries d'images, et aussi, si tu es plus intéressé(e), une partie carnets de voyage, ou tu pourras lire le récit au jour le jour de nos péripéties à l'étranger. Une dernière partie sera consacrée à l'UrbEx.

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